Rechercher dans ce blog

vendredi 15 mars 2013

RT 2012 : simple attestation Bbio ou étude complète ?

 
 

La tentation de l’attestation BBio seule

Depuis l’entrée en vigueur de la RT 2012, plusieurs documents doivent être fournis aux mairies :
 
  • Au moment du dépôt du PC, l’attestation de respect de la réglementation thermique, dans lequel est calculé le Bbio,
  • A l’achèvement, une attestation de respect de la RT dans lequel est calculé le Cep (consommation d’énergie primaire) et la Tic (température intérieure conventionnelle).
Pour pouvoir être établies, ces attestations nécessite une étude thermique. Cette dernière nécessite de nombreuses informations :
  • dossiers de plans,
  • description précise de l'enveloppe du bâtiment, incluant notamment la définition détaillée des parois, des menuiseries, du traitement des ponts thermiques,
  • description précise des systèmes énergétiques choisis (chauffage, eau chaude sanitaire, ventilation, éclairage dans certains cas...).

Pour faire des économies, la tentation est forte de ne demander qu’une étude thermique portant sur le Bbio.

 

 

Un risque important sur l’atteinte du résultat

Pour autant, cela semble risqué, et voici pourquoi :
 
  • Le calcul de la Tic dépend quasi-exclusivement des caractéristiques du bâti : que pourrait-on faire si, à l’achèvement, on se retrouvait avec une valeur non conforme ? Irait-on modifier l’isolation ? Changer les menuiseries ? Revoir les protections solaires, avec tous les risques que cela comporte en termes de ponts thermiques ?
  • Sur de nombreux retours d’expérience, on a fait le constat que même si le Bbio est respecté (ce qui par définition limite les besoins énergétiques), il arrive que le Cep ne le soit pas. A ce stade, même problème. Si à l’achèvement, on constate que tel plancher chauffant ne permet pas d’atteindre le Cep, ou que tel système thermique mis en place ne permet pas d’atteindre l’objectif, que fait-on ? Rappelons qu'à l'achèvement, un contrôleur indépendant doit venir sur place et vérifier la conformité de ce qui est installé par rapport à l'étude thermique.
C’est pourquoi il semble quasiment obligatoire de procéder, avant le dépôt du PC, à l’étude thermique comprenant, outre les éléments du bâti requis pour le Bbio, les systèmes thermiques envisagés afin d’éviter tout souci en aval.

Dernier point : en cas de non-respect de la réglementation thermique, c'est le maître d'ouvrage (le porteur du projet) qui est mis en cause, comme l'établit la note du Ministère de l'écologie sur ce sujet. Voilà pourquoi il vaut mieux chercher la qualité plutôt que le prix bas.

mardi 29 janvier 2013

Rénovation énergétique à l’échelle des quartiers : ambitions et réalités

Le texte des différentes conférences données à l'occasion de la rencontre "Aménagements du Territoire et Energie", organisée le lundi 21 janvier par l'Union des Urbanistes du Languedoc-Roussillon, est maintenant rendu public, en cliquant ici.

La conférence donnée par Jean-Pascal SCHAEFER, portant sur la rénovation énergétique à l'échelle des quartiers, dans le cadre de l'association E dans l'AU, est également accessible.


Nous reviendrons sur l'association E dans l'AU et sur son rôle dans le développement durable dans la Région Languedoc-Roussillon dans une prochaine publication.

lundi 21 janvier 2013

Urbanisme et énergie : conférence lundi 21 à l'INSET Montpellier

L'APULR, l'association des urbanistes de la Région Languedoc-Roussillon, organise lundi 21 janvier à 18h30 à l'INSET une importante conférence sur l'urbanisme et l'énergie.

http://www.urbanistes-lr.fr/medias/images/amenagement-et-energie-accueil-4.jpg 

Thierry Salomon, Président de l'association NégaWatt, montrera comment il met en œuvre son approche écosystémique sur différents projets, et nous parlera des outils d'analyse développés à cette fin par IZUBA énergies. Il vient par ailleurs d'intégrer le "Groupe Experts" du Débat sur l’Énergie, et fera un point d'actualité sur cet important débat pour notre avenir énergétique.

Raphaëlle Vienot, Dierctrice de l'Environnement à la Région Languedoc-Roussillon, fera une présentation du sujet à l'échelle régionale, en insistant sur : 
  • le profil énergétique et climatique de la Région LR 
  • l'"Avenir Energie LR" scénario pour une transition énergétique 
  • l'impact économique de la transition énergétique.

Jean-Pascal Schaefer, Directeur de Renotics, présentera "la rénovation énergétique à l'échelle des quartiers urbains : quelles ambitions et quelles réalités ? 
Dans ce cadre, nous évoquerons les enjeux nationaux de la rénovation énergétique, ainsi que les solutions qui existent pour agir au niveau des communes et des intercommunalités d'une part, au niveau des bâtiments d'autre part. 
A cette occasion, nous nous interrogerons sur la situation des quartiers mixtes urbains, souvent délaissés dans les programmes de réhabilitation.

Simon Cossus, Directeur d'Enercoop Languedoc-Roussillon, présentera le nouveau modèle de gestion de l'énergie d'Enercoop-LR, basé sur une dynamique territoriale partagée entre l'ensemble des acteurs de la filière, du producteur au consommateur en passant par les collectivités locales ou les partenaires techniques. Au travers de ce regard nouveau, nous tenterons ici de voir comment les villes peuvent se réapproprier leur énergie, notamment au travers de leur politique d'urbanisme.



jeudi 10 janvier 2013

RT 2012 : généralisation à tous les bâtiments neufs !

Les textes RT 2012 pour les bâtiments qui y avaient échappé sont parus. 


Par le décret et l'arrêté du 28 décembre 2012, les bâtiments suivants se voient appliquer la RT 2012 à compter du 1er janvier 2013 :

  • les bâtiments universitaires d’enseignement et de recherche, 
  • les hôtels, 
  • les restaurants, 
  • les commerces, 
  • les gymnases et les salles de sports y compris les vestiaires, 
  • les établissements de santé y compris les établissements hospitaliers pour personnes âgées, 
  • les aérogares, 
  • les tribunaux et les palais de justice et les bâtiments à usage industriel et artisanal.

Pour plus de détails, vous pouvez vous référer aux liens suivants :

- décret N° 2012-1530 du 28 septembre 2012,
- arrêté du 28 décembre 2012.

mercredi 19 décembre 2012

Crédit d'impôt 2013 : des conditions nouvelles sur les vitrages

En consultant l'article 18 bis de l'annexe IV du CGI, saine lecture s'il en est, nous nous apercevons de l'arrivée d'un nouveau critère : le facteur solaire Sw.

Autant ce facteur solaire est un élément important pour les vitrages (facilitant ou freinant la pénétration de chaleur dans les bâtiments), autant la façon dont il est imposé par les règes 2013 du crédit d'impôt nous pose question.





Voici l'extrait de l'article en question :

Matériaux d'isolation thermique des parois vitrées :
  • jusqu'au 31 décembre 2012, fenêtres ou portes-fenêtres composées en tout ou partie de polychlorure de vinyle (PVC), avec un coefficient de transmission thermique (Uw) inférieur ou égal à 1,4 watt par mètre carré Kelvin (W/m2.K) ;
  • jusqu'au 31 décembre 2012, fenêtres ou portes-fenêtres composées en tout ou partie de bois, autres que celles mentionnées ci-dessus, avec un coefficient de transmission thermique (Uw) inférieur ou égal à 1,6 W/m2.K ;
  • jusqu'au 31 décembre 2012, fenêtres ou portes-fenêtres métalliques avec un coefficient de transmission thermique (Uw) inférieur ou égal à 1,8 W/m2.K ;
  • Fenêtres ou porte-fenêtres avec un coefficient de transmission thermique (Uw) inférieur ou égal à 1,3 watt par mètre carré Kelvin (W/m2.K) et un facteur de transmission solaire (Sw) supérieur ou égal à 0,3 ou un coefficient de transmission thermique (Uw) inférieur ou égal à 1,7 watt par mètre carré Kelvin (W/m2.K) et un facteur de transmission solaire (Sw) supérieur ou égal à 0,36 ;
  • Fenêtres en toitures avec un coefficient de transmission thermique (Uw) inférieur ou égal à 1,5 watt par mètre carré Kelvin (W/m2.K) et un facteur de transmission solaire (Sw) inférieur ou égal à 0,36.

Après le crédit d'impôt de 2012, où l'on imposait les mêmes critères d'isolation à Mulhouse ou à Marseille, on se retrouve maintenant avec une standardisation des facteurs solaires.
La logique voudrait pourtant, que l'on ajuste le facteur solaire selon les baies (par exemple, quand l'on ne peut pas facilement mettre en place une protection extérieure, notamment côté Ouest).

Bref, un nouveau critère qui va encore rendre plus complexe l'obtention de ce qui restait du crédit d'impôt !

vendredi 14 décembre 2012

Passage du fioul au gaz : pensez à toutes les aides !

A l'occasion du remplacement d'une chaudière fioul par une chaudière gaz, nombreux sont ceux qui pensent aux certificats d'économie d'énergie ou primes éco-énergie.

A côté de ce dispositif, GRDF propose une prime pour changement de mode de chauffage principal.
A l'occasion de l'achat d'une chaudière gaz avec programmateur, GRDF (qui est complètement distinct de GDF Suez), verse un montant de 300 € sous réserve de transmission de la copie de la facture et du certificat qualigaz.

Ainsi, avec le crédit d'impôt de 10% en cas de chaudière à condensation et les primes obtenues (environ 300 € pour les C2E et 300 pour la prime GRDF), c'est une partie non négligeable de l'investissement qui se trouve ainsi financée.

Une fois l'opération effectuée, dans l'hypothèse où vous utilisiez préalablement le gaz pour la cuisson, pensez à faire modifier votre tarif auprès de votre fournisseur : pour des quantités plus importantes, le tarif du kWh sera bien évidemment plus avantageux !

dimanche 9 décembre 2012

Conférence Energaïa Flash Energy 2012 #2 - Crise énergétique systémique : le compte à rebours a t-il commencé ?



Toujours à l'occasion des conférences Flash'Energy, organisées par la CCI Languedoc-Roussillon à l'occasion du salon Energaïa 2012, Renotics a présenté le sujet suivant "Crise énergétique systémique, le compte à rebours a t-il commencé ?".

Comme vous pouvez le voir en prenant connaissance de l'exposé, trois aspects sont examinés :
  • les ressources conventionnelles fossiles et nucléaires,
  • les ressources non conventionnelles (huiles et gaz de schistes),
  • la question du taux de retour énergétique et du risque d'effondrement de civilisation.


Naturellement, la conférence ne s'achève pas par une distribution de capsules de cyanure...