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dimanche 8 novembre 2015

Soirée à thème sur le gaz de Schistes

Désormais, Renotics et Décaèdre vont vous proposer des soirées à thème, pour mieux comprendre les problématiques énergétiques mondiales et locales.


Premier volet de cette série, le gaz de schistes.

Pour se mettre en douceur dans l'ambiance, nous vous invitons à voir les deux vidéos du dessous des cartes/ARTE sur la question :

- 1/2 : une énergie alternative ?
- 2/2 : une nouvelle géographie de l'énergie ?

Ensuite,l'incontournable Gasland. Ce film a été énormément critiqué par l'industrie, mais les contradicteurs ne répondent pas bien, de notre point de vue, aux questions posées. Le film se regarde très bien, et le contenu est solide.

Et si l'on veut après passer en mode cinéma, vous pouvez continuer avec le film Promised Land, avec Matt Damon. Une chose est toutefois troublante dans ce film de Gus Van Sant, ses financeurs viennent en partie d'Abou Dabi. Clairement pas des investisseurs neutres.



Excellente soirée !


samedi 28 mars 2015

NR-Pro lance un comparateur instantané de primes éco-énergie / certificats d'économie d'énergie pour les particuliers

NR-Pro, le célèbre site de comparaison des C2E, partenaire de Renotics, propose désormais un excellent service de comparaison des éco-primes en ligne. Simple et non intrusif (pas de demande de laisser une adresse courriel, il permet de comparer instantanément toutes les primes pouvant être obtenues sur un projet de rénovation.

La liste des opérateurs est en effet large (Auchan, Leclerc, Antargaz...), et permet de comparer les primes versées en euros et en bons d'achat.

Un site précieux à visiter en priorité avant toute rénovation !

En voici l'adresse : Simulateur NR-PRO.

Cliquez ensuite sur "c'est votre première visite/continuer".


Renotics intèdre Decaèdre, groupement de bureaux d'études énergétiques

A la suite de marchés remportés avec succès en groupement avec trois autres bureaux d'études, et en raison de la variété des questions énergétiques, la nécessité de polyvalence, le besoin de renforcer la puissance de traitement d'affaires, Renotics s'est associé aux bureaux d'études Aubaine, Sebat-ENR et Eco4Home pour fonder Décaèdre.

Ce groupement de bureaux d'études a choisi comme symbole le décaèdre, solide à 10 faces, exprimant tant la variété des problématiques énergétiques que notre capacité à déployer une large palette de solutions.




Décaèdre intervient sur les marchés suivants : Copropriétés, Gestionnaires de biens immobiliers,
Promoteurs et Exploitants de bâtiments tertiaires, Bailleurs sociaux, Collectivités locales, Architectes,
Hôtellerie.

Nos domaines d'intervention, au nombre de 10, sont les suivants :

I. Conception
II. Etudes énergétiques
III. Assistance à Maîtrise d’Ouvrage
IV. Maîtrise d’oeuvre
V. Audit bâtiment
VI. Expertises
VII. Comptage et télésuivi des installations énergétiques
VIII. Conseil aux collectivités locales
IX. Hôtellerie
X. Formation


Pour prendre contact avec Décaèdre, vous pouvez contacter le 04 67 58 18 75, ou écrire à l'adresse contact#decaedre.fr (remplacer # par @).

mardi 17 mars 2015

Photovoltaïque en autoconsommation : on peut aussi le prendre en compte dans les calculs thermiques !

Que ce soit pour les opérations neuves ou en rénovation, la réglementation semblait fermée au recours à la prise en compte du photovoltaïque en autoconsommation dans les calculs thermiques réglementaires.

Afin de faire préciser les choses, Renotics a soumis deux questions sur le site rt-bâtiment.fr, le site officiel de la réglementation thermique. L'une portait sur les bâtiments neufs (RT 2012, méthode THBCE), l'autre sur les bâtiments en rénovation (RT existant, méthode THCE-ex).

Voici les éléments obtenus en retour.

Dans un cas comme dans l'autre, le photovoltaïque en autoconsommation peut donc être pris en compte dans les calculs réglementaires.
Cela ouvre des perspectives intéressantes, notamment dans les régions où l'ensoleillement permet une production d'électricité photovoltaïque dans des bonnes conditions économiques, et notamment sur l'arc méditerranéen.



RT 2012

Rappel de votre question :

Nous avons un doute concernant la prise en compte du photovoltaïque en autoconsommation dans la RT 2012.

En effet, le texte de l'arrêté méthode semble ne pas prévoir le cas :
"Un champ photovoltaïque intégré au bâtiment et connecté au réseau est l’assemblage de deux composants :
- Ensemble de modules connectés à un même onduleur
- Onduleur
Cette fiche algorithme décrit uniquement l’objet 'un champ photovoltaïque intégré au bâtiment et connecté au réseau'.
Une autre fiche algorithme décrit l’objet :
- Ensemble de modules qui sont connectés à un même onduleur.
Une autre fiche algorithme décrit l’objet :
- Onduleur."

Donc, est-il possible ou non de prendre en compte des panneaux photovoltaïques en autoconsommation en RT 2012, et si oui, comment ?

Date : Wed, 11 Mar 2015 14:01:50 +0100
De :     no-reply@rt-batiment.fr
Notre réponse :

Le fait que l'énergie produite soit auto-consommée ou exportée ne change rien.
L’ensemble de la production photovoltaïque, qu’elle soit utilisée directement sur le site de production ou revendue sur le réseau, est intégrée au calcul de la consommation conventionnelle. Elle vient en déduction de la consommation du bâtiment.

 

RT existant

Rappel de votre question :

Une installation photovoltaïque en autoconsommation seule peut-elle être prise en compte dans le calcul THCE-ex ?

Il semble en effet que le cas n'ait pas été prévu dans le texte de l'arrêté méthode de calcul ci-dessous :
L'installation solaire photovoltaïque est prise en compte dans le calcul du coefficient C uniquement si elle est prévue dans le permis de construire.
Elle ne couvre donc pas les installations indépendantes sur châssis (champs photovoltaïques) ou mobilier urbain en périphérie du bâtiment.
La méthode de calcul vise les installations photovoltaïques connectées à un point du réseau
électrique de distribution basse, moyenne ou haute tension, selon les termes de l’arrêté du
13 mars 2002, et fixant les conditions d'achat de l'électricité produite par les installations
utilisant l'énergie radiative du soleil telles que visées au 3° de l'article 2 du décret n°2000-1196 du 6 décembre 2000.
La méthode de calcul :
Concerne uniquement les systèmes en connexion pure. C'est-à-dire les installations dont l’objectif est de pouvoir revendre tout ou partie de sa production sur le réseau électrique.
Aucun système de stockage de l’énergie n’est donc considéré,
Ne concerne pas les installations photovoltaïques à concentration,
Ne permet pas de prise en compte spécifique pour les installations photovoltaïques hybrides,
Ne traite pas spécifiquement les couplages des systèmes photovoltaïques et des façades double peau."

     
Date :        Wed, 25 Feb 2015 16:48:47 +0100
De :           no-reply@rt-batiment.fr

Notre réponse :

Dans le cadre d’un calcul réglementaire RT2005 ou RTexistant, l’ensemble de la production photovoltaïque, qu’elle soit utilisée directement sur le site de production ou revendue sur le réseau, est intégrée au calcul de la consommation conventionnelle. Les productions gérées par un tiers sont également intégrées.



 

mardi 3 mars 2015

Renotics lance les formations gbxml !


Avec le développement de la maquette numérique (BIM), de plus en plus de bureaux d'études thermiques cherchent à développer leur efficacité. Et les éditeurs de logiciels, les uns après les autres, passent à ce format.

Après le logiciel Lesosai, c'est Pleiades-Comfie qui maintenant recourt au gbxml, suivi de Perrenoud, le leader français des logiciels de thermique du bâtiment.

Décaèdre propose désormais une formation d'une journée sur ce thème, en intra ou en inter.

Contactez-nous au 04 67 58 18 75 pour avoir les dates et les tarifs !

mardi 10 février 2015

Eco-PTZ et photovoltaïque : c'est possible !

L'éco-prêt à taux zéro existe sous trois formes :
  • bouquet de travaux - 2 travaux (plafonné à 20 000 € TTC),
  • bouquet de travaux - 3 travaux (plafonné à 30 000 € TTC),
  • performance globale (plafonné à 30 000 € TTC),.
Le site de l'ADEME décrit en détail ces différentes versions.

L'éco-PTZ en performance globale est la forme qui donne le plus de souplesse. Il s'agit de calculer la performance énergétique du logement avant et après travaux.

Pour bénéficier de l'éco-prêt à taux zéro en performance globale, il faut faire réaliser des travaux permettant d'atteindre une consommation de :
  • ≤ 150 kWh/m² et par an si la consommation conventionnelle avant travaux est ≥ à 180 kWh/m² et par an ;
  • ≤ 80 kWh/m² et par an si la consommation conventionnelle avant travaux est < à 180 kWh/m² et par an.
Pour les départements de l'arc méditerranéen (zone H3), ces valeurs doivent être multipliées par 0,8 (coefficient pour tenir compte du climat plus doux).

A noter que ce prêt s'applique aux bâtiments construits entre 1948 et 1990.

L'intérêt de ce prêt est qu'il donne beaucoup de souplesse dans sa mise en oeuvre. Il impose certes une étude thermique réglementaire, qui peut être menée par Renotics. Mais surtout, il permet de s'affranchir des contraintes très lourdes liées aux bouquets de travaux. On peut donc recourir à des épaisseurs d'isolants ou des caractéristiques de menuiseries différentes de celles exigées pour les bouquets de travaux.

On peut aussi mettre en oeuvre des panneaux photovoltaïques. En les couplant à l'isolation des combles par exemple, l'objectif réglementaire peut être atteint facilement.

En termes d'équilibre économique, sur la maison ci-dessous, la vente d'énergie photovoltaïque rapporte chaque année 2900 €, pour un coût de l'éco-PTZ de 1900 € (prêt de 30 000 € sur 15 ans, comprenant photovoltaïque et isolation). Et ce sans même tenir compte de la réduction de dépenses amenée par l'amélioration de l'isolation.
Le gain est donc de 1000 € bruts par an sur la durée du crédit, puis de 2900 € à partir de la 16 année.






Pour l'anecdote, l'installation ci-dessus, de 6 kWc, a été réalisée sur une maison de Montpellier.
Elle comprend des panneaux haut rendement Sunpower (E 327) fabriqués en France, couplés à un onduleur SMA fabriqué en Allemagne. Soit zéro matériel chinois.

Dernier point : un éco-prêt à taux zéro de 30 000 € sur 15 ans représente un gain de 8600 € par rapport à un crédit classique à 3,5%. De quoi financer largement l'étude thermique requise !

lundi 26 mai 2014

Conférence devant le Rotary Club de Montpellier - rénovation énergétique en Maison Individuelle

Le 25 mars 2014, à l'invitation du Rotary Club de Montpellier, Renotics a présenté une conférence sur la rénovation énergétique en maison individuelle.

Nous avons comme d'habitude replacé l'intérêt de la rénovation énergétique dans son contexte : la raréfaction des énergies fossiles reste une réalité, tellement gênante qu'elle est masquée par tant par les producteurs que par les importateurs.

Et notre intérêt à tous est de veiller à limiter nos besoins, à encourager la sobriété, et à privilégier la rénovation par rapport à la construction neuve.

En cliquant ici, vous accéderez au contenu de la conférence. Bonne lecture !


mercredi 16 avril 2014

Audit de copropriétés : le groupement emmené par Renotics/Crealead retenu par Montpellier Agglomération

Désireuse de mettre en place un référentiel de travaux de performance énergétique sur son territoire, Montpellier Agglomération a retenu le groupement emmené par Renotics/Crealead pour effectuer une série de 4 audits énergétiques de copropriétés.

Ce groupement comprend, outre Renotics/Crealead, qui prend en charge la supervision, les études
en réglementation thermique de l'existant et la thermographie infrarouge :

  • le bureau d'études Aubaine, (supervision et simulation thermique dynamique),
  • l'architecte Jacques Nicolas, de la SCP Nicolas Maurin (études d'architecture),
  • le bureau d'études Eco4Home, qui conduit les études en réglementation thermique de l'existant,
    la simulation thermique dynamique, la thermographie infrarouge,
  • le bureau d'études SEBAT ENR pour la partie études chaufferie,
  • le bureau d'études Plus de Vert pour la partie  énergies renouvelables,
  • la société Action Diagnostic, pour les tests d'étanchéité à l'air,
  • l'économiste Marc Cusy (chiffrage des travaux).





A cette occasion, le groupement est particulièrement attentif aux innovations qui peuvent servir à favoriser la rénovation énergétique en copropriété :

  • innovations techniques,
  • innovations organisationnelles,
  • mobilisation de nouveaux modes de financement.


samedi 28 septembre 2013

Certificats d'économie d'énergie : mobilisation, pièges à éviter et maximisation de la valeur

Les certificats d'économie d'énergie (C2E) permettent certes de financer les travaux d'économie d'énergie pour les bâtiments tertiaires, d'habitation et pour les process industriels.

Pour autant, leur mobilisation est souvent compliquée, et beaucoup d'acteurs constatent, au moment où ils pensent en obtenir le paiement, que des pièces complémentaires leurs sont demandées, ou que leur demande est tout bonnement rejetée.

Une fois que les travaux ont été effectués, il devient alors parfois difficile d'obtenir de la part des installateurs des certifications produits dont ces derniers ne disposent pas, ou alors des incohérences entre les factures et les demandes de C2E apparaissent.

C'est pourquoi Renotics s'est penché sur la question, et a présenté devant les entrepreneurs de Crealead Bâtiment, le vendredi 28 septembre 2013, les réflexions sur la mobilisation effective des C2E.


jeudi 27 juin 2013

PV-compatibilité : anticiper l'arrivée de l'énergie photovoltaïque dans le bâtiment

Une tendance lourde : l'avancée vers la parité réseau

Les professionnels de l'énergie l'ont bien compris : l'augmentation du prix de l'électricité en France (+30 % annoncés d'ici 2017 selon Le Monde) pourra difficilement être évitée.

En parallèle, et malgré la taxation des panneaux chinois par l'UE, le prix des installations photovoltaïques ne cesse de baisser.

Dans ces conditions, il est plus que vraisemblable que le prix de l'électricité photovoltaïque produite sur sa toiture, notamment sur l'arc méditerranéen (PACA et Languedoc-Roussillon), sera compétitif à courte échéance par rapport à l'électricité achetée sur le réseau.

On parle de parité réseau pour caractériser le point où se croisent la courbe du coût de production photovoltaïque locale (en baisse) et la courbe d'achat de l'électricité à un opérateur de réseau classique (en hausse).

De ce fait, dès lors que des travaux sont prévus en toiture, que ce soit pour du neuf ou de la rénovation, il est essentiel de se poser la question de la PV-compatibilité, pour éviter de se priver du potentiel d'économies que pourra amener une toiture adaptée à l'arrivée de panneaux.


PV-compatibilité : quelles actions prioritaires ?

Face à une situation de construction de bâtiment neuf ou de rénovation de toiture, quelques impératifs doivent être pris en compte :
  1. le local technique : un emplacement doit être prévu, à l'intérieur ou à l'extérieur du bâtiment, pour accueillir l'onduleur et les coffrets électriques nécessaires au fonctionnement de l'installation. Ce local technique doit être bien ventilé, et situé loin des pièces de vie (les onduleurs chauffent et peuvent faire du bruit),
  2. les gaines : il faut prévoir la tranchée et la gaine qui permettra d'exporter la production entre le local technique et la limite de propriété d'une part, la gaine qui reliera la toiture et le local technique d'autre part. Ce point est particulièrement important pour des maisons RT 2012, qui doivent rester étanches à l'air. Percer l'enveloppe après coup pourrait porter un grave préjudice à la performance énergétique du bâtiment,
  3. la charpente doit pouvoir supporter le poids des panneaux (compter environ 25 kg du m²). Ce léger surdimensionnement ne coûte quasiment rien en conception, mais son oubli peut être rédhibitoire.
  4. idéalement, la pente de la toiture doit être en monopente plein sud (pour maximiser la production possible) ; une pente de l'ordre de 30° est bien adaptée, même si des pentes plus faibles, de l'ordre de 20° conviennent aussi.
  5. si une installation photovoltaïque est prévue à brève échéance, il faut naturellement penser à mentionner la pose de panneaux photovoltaïques sur le permis de construire ou la déclaration préalable.
Ces conseils ne sont naturellement qu'une partie des éléments à prendre en compte pour ce genre de projets ; Renotics propose naturellement des missions d'accompagnement à la PV-compatibilité.

mardi 30 avril 2013

Poêle à bois-bûches et RT 2012 : comment respecter la réglementation ?

L'article 24 de l'arrêté du 26 octobre 2010 définissant la RT 2012 fait l'objet de moult interprétations, concernant en particulier l'utilisation des poêles à bûches.



Voici ce fameux article :
Dans les bâtiments ou parties de bâtiment à usage d'habitation, une installation de chauffage comporte par local desservi un ou plusieurs dispositifs d'arrêt manuel et de réglage automatique en fonction de la température intérieure de ce local.
Toutefois, lorsque le chauffage est assuré par un plancher chauffant à eau chaude fonctionnant à basse température ou par l'air insufflé ou par un appareil indépendant de chauffage à bois, ce dispositif peut être commun à des locaux d'une surface habitable totale maximum de 100 m².


On pourrait donc interpréter cela comme imposant le principe que tous les systèmes de chauffage bénéficient de régulation.
C'est possible en poêle bois-granulés, mais assez compliqué en poêle bois-bûches.

Il semble toutefois que quelques poêles bois-bûches disposent de régulation :
- chez Rika
- chez les cheminées Seguin
- chez Wanders

Mais en fait, cette solution n'est pas acceptée. En effet, Renotics vient de recevoir une réponse du Ministère de l'Ecologie à sa question sur le sujet.
Voici cette réponse, courte et sans ambiguité : "les poêles bois à bûches à chargement manuel ne respectent pas l’article 24 de l’arrêté du 26 Octobre 2010."

Bref, les seules solutions en buches sont les poêles à chargement automatique.

Après une recherche rapide, on trouve un modèle chez Fondis (mais la régulation n'est pas très claire). Nous enrichirons bien évidemment le blog dès que nous aurons identifié d'autres produits.

Si l'on n'opte pas pour un poêle à bois-bûches à chargement automatique, il reste les solutions suivantes :
  • pour peu que le Cep soit respecté, équiper la totalité du logement en chauffage électrique (performant), et de considérer le poêle à bois-bûches comme appoint sur le plan du calcul thermique,
  • prendre un poêle mixte (mais cela revient très cher).
  

vendredi 15 mars 2013

RT 2012 : simple attestation Bbio ou étude complète ?

 
 

La tentation de l’attestation BBio seule

Depuis l’entrée en vigueur de la RT 2012, plusieurs documents doivent être fournis aux mairies :
 
  • Au moment du dépôt du PC, l’attestation de respect de la réglementation thermique, dans lequel est calculé le Bbio,
  • A l’achèvement, une attestation de respect de la RT dans lequel est calculé le Cep (consommation d’énergie primaire) et la Tic (température intérieure conventionnelle).
Pour pouvoir être établies, ces attestations nécessite une étude thermique. Cette dernière nécessite de nombreuses informations :
  • dossiers de plans,
  • description précise de l'enveloppe du bâtiment, incluant notamment la définition détaillée des parois, des menuiseries, du traitement des ponts thermiques,
  • description précise des systèmes énergétiques choisis (chauffage, eau chaude sanitaire, ventilation, éclairage dans certains cas...).

Pour faire des économies, la tentation est forte de ne demander qu’une étude thermique portant sur le Bbio.

 

 

Un risque important sur l’atteinte du résultat

Pour autant, cela semble risqué, et voici pourquoi :
 
  • Le calcul de la Tic dépend quasi-exclusivement des caractéristiques du bâti : que pourrait-on faire si, à l’achèvement, on se retrouvait avec une valeur non conforme ? Irait-on modifier l’isolation ? Changer les menuiseries ? Revoir les protections solaires, avec tous les risques que cela comporte en termes de ponts thermiques ?
  • Sur de nombreux retours d’expérience, on a fait le constat que même si le Bbio est respecté (ce qui par définition limite les besoins énergétiques), il arrive que le Cep ne le soit pas. A ce stade, même problème. Si à l’achèvement, on constate que tel plancher chauffant ne permet pas d’atteindre le Cep, ou que tel système thermique mis en place ne permet pas d’atteindre l’objectif, que fait-on ? Rappelons qu'à l'achèvement, un contrôleur indépendant doit venir sur place et vérifier la conformité de ce qui est installé par rapport à l'étude thermique.
C’est pourquoi il semble quasiment obligatoire de procéder, avant le dépôt du PC, à l’étude thermique comprenant, outre les éléments du bâti requis pour le Bbio, les systèmes thermiques envisagés afin d’éviter tout souci en aval.

Dernier point : en cas de non-respect de la réglementation thermique, c'est le maître d'ouvrage (le porteur du projet) qui est mis en cause, comme l'établit la note du Ministère de l'écologie sur ce sujet. Voilà pourquoi il vaut mieux chercher la qualité plutôt que le prix bas.

mardi 29 janvier 2013

Rénovation énergétique à l’échelle des quartiers : ambitions et réalités

Le texte des différentes conférences données à l'occasion de la rencontre "Aménagements du Territoire et Energie", organisée le lundi 21 janvier par l'Union des Urbanistes du Languedoc-Roussillon, est maintenant rendu public, en cliquant ici.

La conférence donnée par Jean-Pascal SCHAEFER, portant sur la rénovation énergétique à l'échelle des quartiers, dans le cadre de l'association E dans l'AU, est également accessible.


Nous reviendrons sur l'association E dans l'AU et sur son rôle dans le développement durable dans la Région Languedoc-Roussillon dans une prochaine publication.

lundi 21 janvier 2013

Urbanisme et énergie : conférence lundi 21 à l'INSET Montpellier

L'APULR, l'association des urbanistes de la Région Languedoc-Roussillon, organise lundi 21 janvier à 18h30 à l'INSET une importante conférence sur l'urbanisme et l'énergie.

http://www.urbanistes-lr.fr/medias/images/amenagement-et-energie-accueil-4.jpg 

Thierry Salomon, Président de l'association NégaWatt, montrera comment il met en œuvre son approche écosystémique sur différents projets, et nous parlera des outils d'analyse développés à cette fin par IZUBA énergies. Il vient par ailleurs d'intégrer le "Groupe Experts" du Débat sur l’Énergie, et fera un point d'actualité sur cet important débat pour notre avenir énergétique.

Raphaëlle Vienot, Dierctrice de l'Environnement à la Région Languedoc-Roussillon, fera une présentation du sujet à l'échelle régionale, en insistant sur : 
  • le profil énergétique et climatique de la Région LR 
  • l'"Avenir Energie LR" scénario pour une transition énergétique 
  • l'impact économique de la transition énergétique.

Jean-Pascal Schaefer, Directeur de Renotics, présentera "la rénovation énergétique à l'échelle des quartiers urbains : quelles ambitions et quelles réalités ? 
Dans ce cadre, nous évoquerons les enjeux nationaux de la rénovation énergétique, ainsi que les solutions qui existent pour agir au niveau des communes et des intercommunalités d'une part, au niveau des bâtiments d'autre part. 
A cette occasion, nous nous interrogerons sur la situation des quartiers mixtes urbains, souvent délaissés dans les programmes de réhabilitation.

Simon Cossus, Directeur d'Enercoop Languedoc-Roussillon, présentera le nouveau modèle de gestion de l'énergie d'Enercoop-LR, basé sur une dynamique territoriale partagée entre l'ensemble des acteurs de la filière, du producteur au consommateur en passant par les collectivités locales ou les partenaires techniques. Au travers de ce regard nouveau, nous tenterons ici de voir comment les villes peuvent se réapproprier leur énergie, notamment au travers de leur politique d'urbanisme.



jeudi 10 janvier 2013

RT 2012 : généralisation à tous les bâtiments neufs !

Les textes RT 2012 pour les bâtiments qui y avaient échappé sont parus. 


Par le décret et l'arrêté du 28 décembre 2012, les bâtiments suivants se voient appliquer la RT 2012 à compter du 1er janvier 2013 :

  • les bâtiments universitaires d’enseignement et de recherche, 
  • les hôtels, 
  • les restaurants, 
  • les commerces, 
  • les gymnases et les salles de sports y compris les vestiaires, 
  • les établissements de santé y compris les établissements hospitaliers pour personnes âgées, 
  • les aérogares, 
  • les tribunaux et les palais de justice et les bâtiments à usage industriel et artisanal.

Pour plus de détails, vous pouvez vous référer aux liens suivants :

- décret N° 2012-1530 du 28 septembre 2012,
- arrêté du 28 décembre 2012.

mercredi 19 décembre 2012

Crédit d'impôt 2013 : des conditions nouvelles sur les vitrages

En consultant l'article 18 bis de l'annexe IV du CGI, saine lecture s'il en est, nous nous apercevons de l'arrivée d'un nouveau critère : le facteur solaire Sw.

Autant ce facteur solaire est un élément important pour les vitrages (facilitant ou freinant la pénétration de chaleur dans les bâtiments), autant la façon dont il est imposé par les règes 2013 du crédit d'impôt nous pose question.





Voici l'extrait de l'article en question :

Matériaux d'isolation thermique des parois vitrées :
  • jusqu'au 31 décembre 2012, fenêtres ou portes-fenêtres composées en tout ou partie de polychlorure de vinyle (PVC), avec un coefficient de transmission thermique (Uw) inférieur ou égal à 1,4 watt par mètre carré Kelvin (W/m2.K) ;
  • jusqu'au 31 décembre 2012, fenêtres ou portes-fenêtres composées en tout ou partie de bois, autres que celles mentionnées ci-dessus, avec un coefficient de transmission thermique (Uw) inférieur ou égal à 1,6 W/m2.K ;
  • jusqu'au 31 décembre 2012, fenêtres ou portes-fenêtres métalliques avec un coefficient de transmission thermique (Uw) inférieur ou égal à 1,8 W/m2.K ;
  • Fenêtres ou porte-fenêtres avec un coefficient de transmission thermique (Uw) inférieur ou égal à 1,3 watt par mètre carré Kelvin (W/m2.K) et un facteur de transmission solaire (Sw) supérieur ou égal à 0,3 ou un coefficient de transmission thermique (Uw) inférieur ou égal à 1,7 watt par mètre carré Kelvin (W/m2.K) et un facteur de transmission solaire (Sw) supérieur ou égal à 0,36 ;
  • Fenêtres en toitures avec un coefficient de transmission thermique (Uw) inférieur ou égal à 1,5 watt par mètre carré Kelvin (W/m2.K) et un facteur de transmission solaire (Sw) inférieur ou égal à 0,36.

Après le crédit d'impôt de 2012, où l'on imposait les mêmes critères d'isolation à Mulhouse ou à Marseille, on se retrouve maintenant avec une standardisation des facteurs solaires.
La logique voudrait pourtant, que l'on ajuste le facteur solaire selon les baies (par exemple, quand l'on ne peut pas facilement mettre en place une protection extérieure, notamment côté Ouest).

Bref, un nouveau critère qui va encore rendre plus complexe l'obtention de ce qui restait du crédit d'impôt !

vendredi 14 décembre 2012

Passage du fioul au gaz : pensez à toutes les aides !

A l'occasion du remplacement d'une chaudière fioul par une chaudière gaz, nombreux sont ceux qui pensent aux certificats d'économie d'énergie ou primes éco-énergie.

A côté de ce dispositif, GRDF propose une prime pour changement de mode de chauffage principal.
A l'occasion de l'achat d'une chaudière gaz avec programmateur, GRDF (qui est complètement distinct de GDF Suez), verse un montant de 300 € sous réserve de transmission de la copie de la facture et du certificat qualigaz.

Ainsi, avec le crédit d'impôt de 10% en cas de chaudière à condensation et les primes obtenues (environ 300 € pour les C2E et 300 pour la prime GRDF), c'est une partie non négligeable de l'investissement qui se trouve ainsi financée.

Une fois l'opération effectuée, dans l'hypothèse où vous utilisiez préalablement le gaz pour la cuisson, pensez à faire modifier votre tarif auprès de votre fournisseur : pour des quantités plus importantes, le tarif du kWh sera bien évidemment plus avantageux !

dimanche 9 décembre 2012

Conférence Energaïa Flash Energy 2012 #2 - Crise énergétique systémique : le compte à rebours a t-il commencé ?



Toujours à l'occasion des conférences Flash'Energy, organisées par la CCI Languedoc-Roussillon à l'occasion du salon Energaïa 2012, Renotics a présenté le sujet suivant "Crise énergétique systémique, le compte à rebours a t-il commencé ?".

Comme vous pouvez le voir en prenant connaissance de l'exposé, trois aspects sont examinés :
  • les ressources conventionnelles fossiles et nucléaires,
  • les ressources non conventionnelles (huiles et gaz de schistes),
  • la question du taux de retour énergétique et du risque d'effondrement de civilisation.


Naturellement, la conférence ne s'achève pas par une distribution de capsules de cyanure...

Conférence Energaïa Flash Energy 2012 #1 : Est-il possible de rentabiliser la rénovation en logement collectif et en tertiaire ?




La CCI Languedoc Roussillon a donné à Renotics l'occasion de présenter deux conférences à l'occasion des Flash'Energy du Salon Energaïa 2012.

La première d'entres elles, consacrée à la rénovation énergétique en tertiaire et en logement collectif, a été présentée le mercredi 5 décembre à 15 heures.

La conférence aborde les thèmes suivants :
- relation entre rénovation tout court et rénovation énergétique,
- appréciation de la rentabilité de la rénovation énergétique,
- les aides disponibles en matière de rénovation énergétique.

L'exposé amène en outre de nombreux éléments sur la réglementation thermique des bâtiments existants.

Vous pouvez consulter la présentation en cliquant ici.

lundi 29 octobre 2012

Réhabilitation de logement collectifs : récompense nationale pour Renotics

Renotics fait partie des lauréats d'octobre 2012 du concours national REHA du PUCA, consacré à la rénovation énergétique, dans le cadre du groupement emmené par l'architecte Aurore WASNER.

Ce programme,  REHA « Requalification à haute performance énergétique de l’habitat", a pour objectif de recueillir des propositions concrètes de revalorisation des bâtiments d'habitat collectif, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, de faire émerger des procédés, intéressant tout ou partie du bâti, de constituer un panel de solutions architecturales et techniques innovantes intégrant une forte composante énergétique.

Il s’agit d’apporter des réponses opérationnelles aux enjeux d’insertion urbaine, de qualité architecturale, de qualité d’usage, d’excellence énergétique, de performance environnementale, de sécurité, d’efficience économique et sociale etc., et de tester des solutions, réponses concrètes, adaptables et reproductibles pouvant servir dans des situations comparables.



Le PUCA est un service interministériel rattaché au Ministère de l’Ecologie , du Développement durable et de l'Energie et du Ministère de l'Egalité des territoires et du Logement. C’est une agence nationale de la recherche et de l’expérimentation dans les domaines de l’urbanisme de l’architecture et de la construction. 

Depuis sa création en 1998, le Puca développe à la fois des des programmes de recherche incitatives, et des actions d'expérimentations et apporte son soutien à l'innovation et à la valorisation scientifique et technique dans les domaines de l'aménagement des territoires, de l'habitat, de la construction et de la conception architecturale et urbaine.

Le PUCA accueille également le Secrétariat permanent du Programme de Recherche sur l’Energie des BATiments (PREBAT), composante recherche dans le bâtiment du Plan Climat décidé par le gouvernement en 2004 dont l’objectif est de réduire par un facteur 4, d’ici 2050, les émissions de gaz à effet de serre.

Le concours REHA s'inscrit dans le cadre du
PREBAT ; il est mené en partenariat avec l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH), l’Agence Nationale de la Rénovation Urbaine (ANRU), l’Union Sociale pour l’Habitat (USH), l’Union Nationale pour l’Habitat des Jeunes (UNHAJ), le Centre National des Œuvres Universitaires et Sociales (CNOUS) et l’ARC (Association des Responsables de Copropriété).

La consultation REHA s’adresse à des équipes ayant une capacité de réflexion globale sur le sujet. A cet effet, un groupement d'architectes, un industriel et un bureau d'études thermiques (Renotics) a été constitué.

L'opération lauréate concerne un bâtiment d'habitat pour jeunes situé à Bordeaux, dénommé "Le Levain".

Sur le plan énergétique, Renotics a proposé de faire passer le bâtiment de 247 kWh/m².an en énergie primaire (méthode THCE-ex) à 111 247 kWh/m².an, donnant accès à la labellisation HPE Rénovation.

Notre proposition s'est articulée notamment sur les options suivantes :
  1. Isolation : laine de bois ou ouate de cellulose, satisfaisantes sur le plan de l’énergie grise, et moins sensibles au risques de désordres liés à l’utilisation de produits étanches à la vapeur d’eau sur des parois respirantes.
  2. Ventilation : ventilation hygro A ou B, pour tenir compte de la mobilité des occupants, plus satisfaisante que la double flux pour l’entretien des filtres notamment.
  3. Chauffage : chaudière de type micro-cogénération (production combinée chauffage gaz + ECS gaz + électricité autoconsommée).
  4. Eau chaude sanitaire : avec récupération de chaleur des eaux grises (eaux de douche, des lavabos…).
  5. Rafraîchissement : mise en place de brasseurs d’air, qui permettent de diminuer la température ressentie.
  6. Eclairage : ampoules fluocompactes pour les chambres, et tubes fluorescents à ballast électroniques pour les parties communes
  7. Energies renouvelables : panneaux photovoltaïques intégrés au bâti.
Nous avons insisté sur le fait que les résultats économiques de l'opération soient satisfaisants. Ainsi, notre approche a consisté à marier des solutions ayant un temps de retour rapide, et d’autres qui ne sont valables qu'à long terme.

Dans cette démarche, nous avons tenu compte des financements accessibles au Maître d’Ouvrage, avec la philosophie suivante : quand un prêt à taux zéro est possible, l’objectif est de partir sur la durée maximale du prêt, et de définir un ensemble d’opérations de performance énergétique, dont le temps de retour global soit inférieur à la durée du prêt.
Dans ce type de schéma, les opérations sont intégralement financées, et dégagent même des excédents.
Mais dans certains cas, les investissements sont liés à la vétusté ou à l’entretien normal des bâtiments. Il faut donc en tenir compte pour ne pas exclure d’un projet de rénovation des investissements nécessaires (tels que les changements de fenêtres, dont le temps de retour énergétique est généralement très long).